2 Corinthiens 10.7 – Regardez les choses en face ! Si quelqu’un est convaincu d’appartenir à Christ, qu’il se dise bien en lui-même que, tout comme il est de Christ, nous le sommes aussi.

Si nous reprenons le contexte dans lequel se trouve ce verset de 2 Corinthiens, l’apostolat de Paul était contesté parmi les Corinthiens. Cela veut dire qu’ils ne le reconnaissaient pas dans son ministère. D’ailleurs, les Corinthiens disaient de lui qu’il était fort dans ses lettres mais faible quand il était présent et que sa parole était méprisable (2 Corinthiens 10.10). C’est fort tout de même ce terme : méprisable.

Quelle était cette parole que prononçait Paul ? C’était la Parole même de Dieu. La Parole de Dieu nous dit que l’homme regarde à l’apparence, et aujourd’hui, les choses n’ont pas changé (1 Samuel 7.7). Il semble que plus tu fais du spectacle, plus tu as de beaux vêtements, plus tu en « jettes » comme on dit, plus tu vas être écouté et reconnu dans ton appel.

C’est un bien triste constat mais de nos jours, l’Église aime les strass et les paillettes ! Je crois que si l’Église actuelle vivait au temps où Jésus était sur cette terre, elle ne l’aurait pas reconnu dans son appel et ministère, lui dont il nous est dit qu’Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards et que son aspect n’avait rien pour nous plaire (Esaïe 53.2).

Dans ce même chapitre 10, Paul nous parle de renverser les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu (versets 4 et 5). Ces fausses perceptions, ces faux raisonnements, sont véritablement des forteresses qui emprisonnent l’Église de Christ. Oh, ce chapitre est tellement riche d’enseignements. Paul nous parle également de ne pas se vanter des travaux d’autrui qui sont en dehors de nos limites (verset 15). Combien utilisent les travaux d’autrui, souvent de celles et ceux dont ils n’acceptent pas le ministère, pour se mettre en avant et tirer gloire d’un travail qui n’est pas le leur. Là aussi, l’Église a besoin de changer de mentalité et chaque membre doit apprendre à fonctionner dans ce qui lui est imparti par Dieu sans essayer de briller par le travail d’autrui.

C’est le temps mes amies de nous humilier sous la main puissante de Dieu pour toutes les fois où nous avons rejeté le message car le messager ne correspondait pas à nos critères. C’est le temps de nous humilier d’avoir utiliser le travail d’autrui pour recevoir les honneurs des hommes. C’est le temps de renverser ces forteresses et tous ces faux raisonnements qui s’élèvent contre notre connaissance de Christ.

Bonne réflexion.

Corinne – Centre Apostolique EZ37M