Jean 4-10 – Jésus lui répondit : “ Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire ! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive ”. “ Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où aurais-tu donc cette eau vive ?

La femme samaritaine est un de mes récits préférés ; on y voit une femme occupée à ses différentes tâches quotidiennes, dont le fait de chercher de l’eau, mais cette femme avait un malaise à l’intérieur d’elle, elle s’occupait de son homme, mais savait qu’elle avait une mauvaise réputation, l’histoire ne dit pas cependant pourquoi elle ne s’est pas mariée avec cet homme, elle qui s’était déjà marié 5 fois, superstition ? refus d’engagement de cet homme ? En tout cas, elle portait ce fardeau en elle du regard des autres, un regard malveillant, et elle-même du coup se voyait comme une mauvaise femme, indigne, dans la honte et la culpabilité, le rejet.

Jésus avait prévu en entretien particulier avec elle, en effet, il l’attendait pendant que ses disciples s’occupaient du repas. Il va se servir des choses courantes de la vie, notamment celle de puiser de l’eau au puits, chose courante, il savait la trouver seule à cette heure chaude de la journée. Il va l’amener petit à petit à son problème, celui de la solitude de son cœur, de son rejet de sa communauté, ce qui va frapper la femme, c’est qu’il était un prophète et qu’il connaissait sa vie. Il va ensuite lui révéler être le Messie. Cette discussion un peu hors norme, dépassant les limites de l’interdit social est d’une importance cruciale pour la vie de cette femme.

Non, seulement, Jésus ne l’a pas rejeté, il l’attendait même, il lui a promis de toujours lui donner l’eau vive dont elle avait besoin pour la faire couler dans son cœur desséché, meurtri, amer. C’est elle qui va courir cependant annoncer la nouvelle à ceux qui lui tournaient le dos, tellement c’était important pour elle, qu’elle a laissé son amertume près du puits.

Ne jugeons pas si facilement sur les apparences, on ne connait pas les raisons pour que cette femme n’ait pas pu se marier, on ne connait pas les raisons des comportements des gens, on ne connait pas leurs états de cœurs, leurs blessures, leurs passés, mais ayons le regard de Jésus, qui désire restaurer et non pas juger.

Avec mon amitié,

Corinne Isabelle